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Elections Cantonales 2011: Questionnaire aux candidat-e-s MoDem

Écrit par centregaux. Posté le Dimanche 13 février 2011 @ 23:45:01 par centregaux

Les 20 et 27 mars prochains, auront lieu les élections cantonales. La moitié des sièges de conseillers généraux seront renouvelés. Depuis les lois de décentralisation de 1982-1983 et de 2004, les Conseils Généraux exercent, au quotidien, des responsabilités diverses et nombreuses, les conduisant parfois à gérer des situations problématiques pour les personnes LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transsexuels).

L’association CENTR’ÉGAUX, qui rassemble des personnes LGBT centristes et démocrates, souhaite, avant l’élection, connaître votre position sur les revendications des personnes LGBT.

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?
2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?
3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?
4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?
5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?
8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?
9)
Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions  et aux services proposés par le département ?

10) 
Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT ?

Les réponses des candidat-e-s MoDem seront mises en ligne au fur et à mesure de leur réception.


Réponse de Jean-Eric BRANAA, candidat à Montrouge (92) - www.montrougemaville.com:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Sans réserves particulières, dès lors, bien sûr que les critères retenus pour les personnes célibataires hétérosexuelles et/ou pour les couples hétérosexuelles soient là aussi respectés ; bref, les mêmes droits mais aussi les mêmes devoirs...

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

C'est une évidence...

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Tout jeune en situation de rupture familiale doit pouvoir être aidé ou pris en charge, quelque soit la cause de cette rupture...

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Le réseau d'infirmiers scolaires doit être soutenu pour mener à bien un programme d'information sur le risque des IST au sein même des établissements...

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Les représentants du Conseil Général doivent obtenir de pouvoir s'appuyer sur les associations LGBT habilitées par l'Education Nationale afin qu'elles mènent au sein des établissements une action de prévention contre l'homophobie...

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Ces campagnes doivent être encouragées dans le cadre des institutions pré-existantes telles les rendez-vous à la médecine du travail...

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Oui avec le concours des institutions représentatives du personnel (CE, DP)...

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

C'est une évidence...

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Pour le fait de travailler avec elles, voir question 5 pour l'exemple. Et pour les soutenir financièrement, oui, dès lors qu'elles démontrent leur sérieux, notamment dans la gestion des fonds et les résultats obtenus dans leurs actions...

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT  ?

La même que le respect des Droits de l'Homme...

 

Réponse de Okan GERMIYAN, Candidat centriste, démocrate et radical pour le canton d'Issy-les-Moulineaux Est (92) - okangermiyan.com:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Oui, car quelque soit l'identité de genre et l'orientation sexuelle que peut revendiquer la personne célibataire ou le couple de personnes de même sexe, l'adoption d'un enfant vise à donner la meilleure éducation possible, créant une filiation et une succession.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Oui, tous les administrés de mon canton et du département des Hauts-de-Seine doivent être traités à pied d'égalité, sans aucune discrimination.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

La FAJ doit être associée aux politiques sociales du département des Hauts-de-Seine. Cela doit se faire par une politique volontariste et dénuée de clichés et de préjugés.

Concernant la politique de logement, il faut impulser une table-ronde avec tous les acteurs concernés du département, qui travaillent et qui peuvent agir sur le sujet relatif à l'accueil des jeunes homosexuels en rupture avec leurs familles. C'est la condition même pour mener une politique efficace et de bons sens pour ces jeunes.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Là encore, une table-ronde des acteurs associatifs du département avec le rectorat des Hauts-de-Seine et les principaux des collèges et des associations des parents d'élèves est à mon sens indispensable pour faire le bilan des politiques déjà menées et envisager de nouvelles actions en faveur de la prévention et de l'information du public jeune.

Pour les écoles (relevant de la compétence des communes) et les lycées (relevant de la compétence des régions), il doit être aussi envisagé des accords avec le Département avec la même méthodologie pour assurer une politique sociale efficace et de bon sens.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Les actions doivent avoir avant tout une vocation d'information et de prévention, ce qui implique également une politique d'écoute assez tôt des jeunes sur leur identité et leur sexualité.

Si je suis élu conseiller général, je tiendrai mes engagements quant à la méthodologie avancée pour définir des politiques en la matière, en y associant un esprit d'écoute et d'ouverture à l'égard de toutes les expressions qui seront avancées par les acteurs du Département.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Oui, c'est même indispensable et cela devrait obligatoire.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Oui, cela correspond aux missions d'information et de prévention que doit mener le Département.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Aucune discrimination ou distinction ne doit être mise en avant pour justifier le refus d'attribuer des droits sociaux.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Oui, si je suis élu, je travaillerai avec elles dans le cadre de ma méthodologie d'une table-ronde avec tous les acteurs du département concernés par ces politiques sociales.
Concernant la subvention, elle doit être attribuée en fonction de la mission d'intérêt général et de la rigueur de ses comptes de l'association demandeuse. C'est à mon sens les deux conditions d'attribution indispensables, tout en évitant le mieux possible la politisation des attributions de subventions.

Je rappelle que le Département des Hauts-de-Seine est surendetté, et doit se relever d'années de mauvaise gestion. Donc chaque euro doit être attribué dans une démarche honnête, impartiale, et rigoureuse.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT  ?

Comme avec les communes et les régions, le Département peut contribuer à étendre une politique efficace et de bon sens avec des collectivités européennes et non européennes. Les partenariats doivent se faire si la démarche commune vise à améliorer et à défendre les droits acquis des personnes LGBT.

 

Réponse de Flavien BAZENET, candidat Yvelines Démocrates à Versailles-Sud (78) soutenu par le MoDem, CAP21, Ecologie et Démocratie et Centristes des Yvelines - www.flavienbazenet.fr:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Oui, bien entendu pour une personne célibataire homosexuelle qui dans son désir d'enfant et son projet parentale est aussi légitime qu'une personne célibataire hétérosexuelle. Pour ce qui est des couples Pacsés ou en Concubinage, qu'ils soient formés de personnes du même sexe ou de sexe différent, il n'est, à ma connaissance, pas de ressort des services du Conseil Général de pouvoir leur accorder l'agrément puisque celui-ci est réservé aux personnes célibataires ou mariés.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Oui. L'aide aux familles doit pouvoir concerner toutes les familles sans discrimination.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Les jeunes en situation de rupture familiale et en difficulté d'insertion peuvent et doivent être aidé par le Conseil Général et ce quelque soit la raison de leur rupture familiale, y compris l'annonce à leurs proches de leur homosexualité. A ce titre il conviendrait de multiplier en France les initiatives associatives telles que celle du "Reuge" à Montpellier. D'une manière générale, sur le territoire des Yvelines les logements pour étudiants doivent devenir plus abordables et cela doit aussi passer par un volontarisme politique.

Les moyens du FAG peuvent tout à fait être utilisé pour venir en aide aux jeunes en grande difficulté d'insertion, quelque soit la cause de leurs difficultés, y compris l'annonce à leurs proches de leur homosexualité.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Avec 26 centres de planification familiale le maillage territorial des Yvelines est important et cohérent. Néanmoins l'information disponible auprès des publics jeunes est toujours insuffisante. Les campagnes d'information ciblées (selon l'âge) doivent être fréquentes, renouvelés, accessibles. Les distributeurs de préservatifs dans les lycées doivent être plus nombreux et plus accessibles qu'aujourd'hui.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Quand un cours d'éducation sexuelle est donné dans une classe il doit pouvoir aborder tous les types de questions que peuvent se poser les adolescents, dans la limite du rôle de l'éducation nationale, ce qui inclut les problématiques liées à l'orientation sexuelle ou à l'identité de genre.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Oui, auprès des personnes mais aussi et surtout auprès de la population yvelinoise, en particulier les plus fragiles quant à ces questions : les jeunes.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Oui, ainsi que sur tout autre type de discrimination pouvant intervenir dans le cadre de l'administration du Conseil Général.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Oui.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Les mêmes relations qu'avec toute autre association : proportionnelles avec le service rendu à la population.

Oui, ces associations ont, comme les autres, toute leur légitimité pour être entendue par le Conseil Général.

Oui bien sur.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT  ?

Le sujet devra être abordé.

 

Réponse de Sabrina ASSAYAG, candidate à Pavillons-sous-Bois (93) sous les étiquettes MoDem, CAP 21, Alliance Centriste et Génération écologie (93) - www.sabrina-assayag.fr:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Je n'ai aucune réserve en ce domaine: le Conseil général doit donner des agréments à l'adoption aux couples homosexuels, tout comme aux célibataires se déclarant homosexuel, dès lors qu'ils remplissent les conditions et que le strict principe d'égalité est assuré entre les couples homosexuels et hétéorosexuels. Le principe d'égalité doit également s'appliquer entre célibataires se déclarant homosexuels et les autres. Dès lors que le projet parental est sérieux et réfléchi, il n'y a pas lieu de faire des distinctions entre préférences sexuelles.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Il est évident que l'aide aux familles doit s'adresser à toutes les familles sans aucune distinction.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Il est important que des structures telles que le "Refuge" à Montpellier accueillant des jeunes homosexuels en rupture familiale après avoir révélé leur homosexualité, ouvrent en Seine-Saint-Denis. Plus généralement, tous les jeunes doivent pouvoir bénéficier de maisons relais lorsqu'ils sont en rupture familiale.

Ces jeunes doivent pouvoir bénéficier du fonds d'aide aux jeunes.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

J'ai abordé ce sujet dès mon 2ème tract distribué cette semaine. Les campagnes d'information, de prévention et de sensibilisation doivent être effectives dès le collège. En effet, c'est à ce moment là que la vie sexuelle des adolescents commence. Les infirmières scolaires doivent être encouragées à aborder ces sujets. Les établissements peuvent également faire appel à des intervenants extérieurs (des associatifs spécialisés). Une chose fondamentale: ces campagnes de prévention et d'information doivent également avoir lieu dans les établissements confessionnels sous contrat d'association avec l'Etat, même si les intervenants rencontrent des difficultés pratiques pour y intervenir. C'est, en effet, dans ces établissements confessionnels qu'il existe les plus gros tabous sur la vie amoureuse et sexuelle, qu'elle soit hétérosexuelle ou homosexuelle.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

J'ai également abordé cette question dans un de mes tracts. La lutte contre l'homophobie doit commencer dès l'enfance. Le Conseil général peut inciter les établissements (école, collèges et lycées) à aborder le sujet de l'homosexualité très tôt, tout en sensibilisant les enfants à la lutte contre les comportements homophobes. Les conseillers généraux siégeant dans les conseils d'administration des collèges doivent veiller à ce que ces sujets soient abordés, également dans les établissements confessionnels sous contrat d'association avec l'Etat. Ce sujet doit être abordé de manière ludique et amusante. Il faut très vite expliquer que la sexualité hétérosexuelle n'est pas la seule possible.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

La médecine du travail doit jouer tout son rôle dans ce domaine.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Les missions d'information, de prévention et de sensibilisation doivent a fortiori s'adresser aussi au personnel départemental.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Les droits attachés à la famille (congé parental, autorisation d'absence, notamment pour enfant malade et aides sociales ou familiales) ne doivent pas être réservés aux couples hétérosexuels mariés, pacsés ou en concubinage. Le personnel LGBT doit pouvoir en bénéficier, en attendant une intervention du législateur sur la légalisation en France de l'adoption pour les couples de même sexe.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Le mariage homosexuel et l'adoption par des couples homosexuels est l'un des combats de ma vie pour ceux qui me connaissent personnellement. Ce serait avec grand plaisir de travailler officiellement avec les associations LGBT sur ces sujets que je sois élue ou non d'ailleurs.

Les subventions départementales sont attribuées aux associations qui poursuivent un but d'intérêt général: la lutte contre l'homophobie constitue un but d'intérêt général. Les associations œuvrant en ce domaine, ayant démontré leur sérieux dans ce combat et s'engageant à des résultats tangibles seront subventionnées.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT  ?

En cas d'accord de coopération avec des collectivités territoriales étrangères, je m'engage à systématiquement mettre en avant la dénonciation de la criminalisation de l'homosexualité, et plus généralement, aucun sujet considéré comme gênant sur les droits de l'homme ne sera éludé (au sens large).

 

Réponse de Claire VIGEANT, candidate à Aubervilliers - Est (93) sous les étiquettes MoDem, CAP 21, Parti Fédéraliste, Pôle Ethique, Alliance Centriste et Ecologie et Démocratie - www.claire-vigeant.fr:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Oui, l’adoption d’un enfant ne saurait être examinée qu’au regard de l’entourage affectif et de la situation matérielle et qui peuvent lui être garanties. La simple conformité au modèle familial père + mère ne garantit évidemment ni l'un ni l'autre. Elle ne saurait être un critère sérieux de délivrance d'agrément.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Oui, le principe d’égalité devant le service public doit être le plus fort, tout particulièrement lorsque des enfants sont en jeu.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Quelles qu’en soient les raisons, tous les cas de rupture familiale qui conduisent à fragiliser un jeune de façon ponctuelle ou plus durable, nécessite un accompagnement et une écoute spécifique. L’utilisation du fonds d’aide aux jeunes est bien sûr possible, mais aujourd’hui limité aux plus de 18 ans alors que les cas de rupture peuvent intervenir bien plus tôt. L’information et l’écoute des jeunes et de leurs familles est cruciale : l’aide aux associations qui prennent en charge les différentes problématiques rencontrées (ex : le refuge) est un investissement pour éviter certains cas d’exclusion qui coûteraient plus chers. Un appui de la communication du Conseil général doit-être étudié.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Notre projet comprend la proposition d’ouvrir les collèges le soir et le WE afin de les mettre à disposition d’associations qui contribuent à l’amélioration du lien social et du le vivre ensemble (théâtre interactif, forum de discussion, animation de salles multimédia, espaces d’informations …). La compréhension des différences, mais aussi l’éducation à la santé et la prévention du sida et des IST pourraient être intégrées à ces temps d’échanges périscolaires et ouverts à différents publics et différentes tranches d’âge.

Nous suggérons également le renfort de jeunes intégrés dans le cadre du service civique volontaire pour appuyer le travail des associations et des bénévoles qui seraient mobilisés pour réaliser ces actions.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Le dispositif du collège ouvert et les renforts du service civique volontaire sont bien sûr prioritairement mis au service de la lutte contre les discriminations de toute nature. Il nous faudra travailler sur ce sujet par exemple avec Couleurs gaies, et appuyer l’action des associations par la communication du Conseil général. La réalisation d’une brochure destinée aux enseignants sur la lutte contre les discriminations pourrait comprendre un volet dédiée à celles liées à l’orientation sexuelle et / ou à l’identité de genre.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Oui. Ces campagnes doivent être toutefois intégrées à une prévention globale des risques d’hygiène, sécurité et santé des personnels du Département. D’autres thématiques devront ainsi être également abordées : la lutte contre les différentes formes de dépendance, les campagnes de vaccination, …

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Nous développerons des campagnes globales de lutte contre toutes formes de discrimination, dont celles qui touchent les personnes LGBT, notamment aux dates symboliques de ce combat (ex le 21 mars ou le  17 mai).  Nous promouvrons également des mesures favorisant la parité homme / femme, et l’insertion des personnes handicapées dans les services du Département.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Ces droits seront garantis dans le cadre de la législation en vigueur qui demeure insuffisante en l’état. Il est du ressort du Gouvernement et de l’Assemblée nationale de progresser sur ce sujet. Les élus du Conseil général doivent toutefois porter ce type d’évolution et solliciter les réformes nécessaires.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Les associations LGBT sont des partenaires. Elles bénéficieront  de conventions d’objectifs avec le Conseil général afin de mener des actions de sensibilisation / formation et de prévention telles qu’esquissées ci-dessus, à destination du grand public, des jeunes ou des personnels du Département.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT  ?

Les accords de coopération décentralisée ou de partenariat des collectivités étrangères doivent être ciblés sur des problématiques communes de développement, qualité du lien social et bien-être. Le droit des personnes LGBT peut y être intégré.


Réponse de Laure THIBAUT, candidate à Bourg-la-Reine/Antony Nord (92) - www.thibaut2011.fr:

Vous pouvez être assuré de mon engagement à lutter contre toute forme de discrimination. Je le fais vivre depuis plusieurs années dans mon rôle syndical, notamment sur le terrain de l'égalité professionnelle.

Si nous étions élus, je ne manquerais pas à analyser, de façon concertée les questions que vous posez et à mettre en application le principe de non discrimination, qui m'est cher, partout où cela est possible, notamment sur le plan juridique.

 

Réponse de Pierre CREUZET, candidat à Nanterre Sud-Ouest (92) - www.pierre-creuzet.fr, Christophe GRÉBERT, candidat à Puteaux (92) - www.grebert.net, Patrick BOLLI, candidat à Courbevoie Sud (92), Christophe CONWAY, candidat à La Garenne-Colombes (92) - blog.modem-lgc.com, Olivier HOSTEINS, candidat à Saint-Cloud (92) et David MORGANT, candidat à Nanterre Sud-Est (92):

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Le Mouvement Démocrate, dans sa Charte des Valeurs publiée en 2007 et dans le Projet Humaniste publié en décembre 2009, soutient la lutte contre les discriminations, et notamment celles liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.

L'homoparentalité est déjà une réalité pour des centaines de milliers de familles. Lorsque l'union entre deux personnes de même sexe est stable et fait surgir un désir responsable d'accueillir un enfant, la parentalité et l'adoption doivent être facilitées. Par conséquent, je souhaite que les services du conseil général des Hauts-de-Seine étudient à l'égal des autres les dossiers présentés par les célibataires homosexuels et les couples du même sexe, considérant que pour toutes les familles l'intérêt de l'enfant doit être la priorité.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Le Mouvement Démocrate, dans le Projet Humaniste, a posé comme principe l’égalité de tous les couples : "Toute union, légalement reconnue, quelle que soit sa composition, doit être assurée de bénéficier de droits et de devoirs égaux, en particulier le logement et l’ensemble des droits sociaux". Si je suis élu, je défendrai cette position au conseil général des Hauts-de-Seine.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Si je suis élu au conseil général des Hauts-de-Seine, je soutiendrai tout projet et toute initiative contribuant à une insertion durable des jeunes LGBT en situation d’urgence, par le subventionnement d'acteurs associatifs, soit par la mise en place de structures pérennes propres au département des Hauts-de-Seine. Les services sociaux du 92 devront être sensibilisés à cette question et le FAJ pourra être utilisé.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Il est absolument nécessaire de sensibiliser les adolescents à la lutte contre le VIH et les infections sexuellement transmissibles (IST). Un effort particulier doit par conséquent être porté au collège, qui ressort de la compétence du département, en soutenant et/ou en mettant en place des actions de prévention et de formation, et en renforçant les moyens mis à la disposition de la médecine scolaire. Les représentants du conseil général au sein des conseils d'administration des établissements devront s'assurer que le programme d'éducation à la sexualité prévu soit effectivement donné et comprenne des actions de prévention.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

L'adolescence est une période sensible de découverte de sa sexualité et de son orientation. Les discriminations, intentionnelle ou non, existent au collège. Par conséquent, une attention particulière doit être portée sur cette question. Une Charte de lutte contre les discriminations, incluant explicitement les LGBT-phobies, pourrait être rédigée et signée dans les collèges du 92, en y associant les intervenants éducatifs et les associations de lutte contre les discriminations.

Je soutiens l'idée présentée par les candidats franciliens aux élections régionales en Ile-de-France sur la création d’un "office francilien pour l’égalité et la lutte contre les discriminations, dont les missions principales seraient d’accueillir, d’écouter et de soutenir les victimes de discrimination, d’insulte ou de violence liée notamment au sexisme, au racisme et à l’homophobie, de conseiller et d’orienter les victimes vers les structures adéquates (HALDE, associations, syndicats...), d’offrir des permanences juridiques gratuites sur des problématiques précises (accès aux soins, femmes enceintes, liberté de culte, agressions homophobes), de proposer des médiations afin de participer à une déjudiciarisation des conflits et à une meilleure cohésion sociale, d’organiser des formations en lien avec les lieux et groupes à l’origine des attitudes discriminatoires ou assimilées (comme les insultes ou les agressions physiques, en lien avec les 18 critères de discrimination), et de proposer aux établissements scolaires de sensibiliser les élèves aux attitudes discriminatoires et à l’importance de l’égalité et du respect des différences".

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Les campagnes de prévention contre le sida et des autres IST sont indispensables. Elles devront être soutenues par le conseil général des Hauts-de-Seine. Bien entendu, cela concerne aussi ses personnels.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

La sensibilisation à ces questions doit en effet concerner l'ensemble des personnels du conseil général, et pas seulement ceux des services sociaux ou éducatifs.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Bien entendu, l'égalité des droits doit s'appliquer à tous, sans discrimination.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Il ne doit y avoir aucune discrimination vis-à-vis de ces associations. Le conseil général doit travailler avec elles, comme avec les autres associations, et leur garantir un accès égal aux subventions et aux services départementaux.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT  ?

Si je suis élu, je serai attentif à toute forme de manquement aux respects des droits humains et n’hésiterai pas à les signaler, et dans la mesure du possible à faire en sorte que ceux-ci cessent. Le conseil général des Hauts-de-Seine devra inclure dans ses accords internationaux la lutte contre les discriminations, incluant les LGBT-phobies.

 

Réponse d’Olivier ANTHORE, candidat MoDem, soutenu par CAP21 à Créteil Ouest (94) - oanthore.lesdemocrates.fr:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Oui. Ce qui doit primer c’est l’intérêt de l’enfant. Quand les conditions requises sont réunies pourquoi priver un enfant de la chance de retrouver une famille.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Bien entendu. Le soutien aux familles se fait dans l’intérêt des enfants quels que soient leurs parents. Cependant, au niveau national, il faut faire avancer l’idée du maintient de la cellule familiale en cas de décès d’un des parents. Je souhaite défendre cette idée dans le débat politique.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

La rupture familiale est toujours un traumatisme violent. Je souhaite pour ma part décliner les actions en deux volets : l’urgence et le long terme. L’urgence c’est favoriser des structures d’accueil adaptées et de favoriser les possibilités de médiations. Si la médiation échoue, des actions de longs termes devront être engagées et la mise en œuvre d’aides comme la FAJ pour aider à un nouveau départ.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

L’éducation à la sexualité, en particulier au niveau des collèges, est une priorité. Je ne veux pas séparer pour ma part la prévention de toutes les IST, et en particulier du SIDA, de la sexualité au sens large. La période du collège est une période critique de la formation de l’identité sexuelle pour les filles et les garçons. Apprendre à cet age que l’homosexualité n’est pas une déviance, que la sexualité est une responsabilité vis-à-vis de soi et vis-à-vis  de son partenaire, est un élément essentiel du développement futur du préadolescent. Mener des actions en collaborations avec les associations agrées par l’éducation nationale en ce sens est pour moi essentiel.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

J’ai en partie répondu dans le point 4. Pour la partie de la gestion des conseils d’administrations, je pense qu’il faut être moteur sur ces sujets et demander à ce que des actions soient menées en cours d’année scolaire en ce sens.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Bien entendu. Ces actions sont nécessaires pour assurer l’état sanitaire de la population ce qui est une mission du département. En outre, elles sont aussi l’occasion de sensibiliser les populations à leurs responsabilités

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Je souhaite que dans le cadre d’une politique de subvention débattue publiquement au conseil général, le département mette en place une politique transverse de sensibilisation sur ces sujets.

Ma conviction est que la lutte contre ces intolérances ne sera efficace qu’à partir du moment où les associations sportives, culturelles et sociales travailleront ensembles sur ces sujets. Il faut maintenant que la lutte contre toutes les intolérances entre de plain pied dans la vie citoyenne.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Je m’engage à ce que tous les couples pacsé bénéficient des mêmes droits. Un employeur n’a pas à distinguer les droits selon ce qui relève de la vie privée.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Je travaille déjà avec elles dans le cadre de mon action militante. Etre élu sera pour moi un moyen d’élargir cette collaboration dans le cadre de mon mandat.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT  ?

Pour moi la défense des droits se base sur le respect de la vie privée de chacun. Il est impensable de défendre la liberté d’expression sans défendre la liberté d’être soi-même. Tout accords de coopération doit prendre en compte les libertés fondamentales et donc, en particulier, celle d’être soi-même.

 


Réponse de Philippe LHUIZIÈRE, candidat MoDem à Fontenay-sous-Bois - Est (94) - www.modem-fontenay.fr:


1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Tout à fait. L'orientation sexuelle n'a rien à voir dans la capacité d'une personne à élever et aimer des enfants.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

En effet, le soutien aux familles doit concerner toutes les familles, sans distinction aucune.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Des aides spécifiques doivent être développées. Je propose dans mon programme de développer les aides aux logements pour les jeunes et les places en foyer, si je suis (ou quand je serai) élu je proposerai d'avoir une action plus spécifique dans le cas de ces jeunes en rupture familiale. En plus de l'aide au logement, je pense qu'un accompagnement à définir doit être mis en oeuvre pour aider également psychologiquement, économiquement et socialement les jeunes victimes du rejet familial.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Il faut en effet déployer et intensifier la politique de prévention et de dépistage du sida et IST car les campagnes d'information sont devenues quasi inexistantes. Les collégiens et lycéens doivent être sensibilisés puisque c'est le moment de l'adolescence et de la découverte de la vie sexuelle par des actions de préventions associant les associations expérimentées dans ce domaine. Au-delà du collège, les associations sportives et culturelles doivent également être des lieux d'actions.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Le collège est effectivement un lieu important pour mener des actions en matière de lutte contre les discriminations. Et le faire également avec des associations expérimentées. Les représentants du Conseil général doivent veiller à ce que des actions de lutte contre les discriminations soient menées au sein des établissements et inciter les établissements à en réaliser quand cela n'est pas le cas.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Tout à fait.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Oui. La lutte contre l'homophobie, lesbophobie et transphobie est une lutte de chaque instant avec tout le monde quelque soit le milieu où l'on se trouve.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Oui. Dès lors que deux personnes forment un couple elles doivent bénéficier des mêmes droits quelle que soit la nature juridique de ce couple.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Je souhaite avoir des relations de partenariat avec les associations LGBT et leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département. Les associations LGBT font partie des "associations expérimentées dans de domaine" que j'évoquais plus haut. Je ne vois pas comment travailler sans elles et sans leur accorder les moyens des actions à mettre en oeuvre.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT  ?

La lutte pour les droits des personnes LGBT doit être intégrée dans les opérations de coopération avec les collectivités étrangères avec une place importante car la coopération ne doit pas s'entendre exclusivement sur le plan économique. Il en va de même pour la défense des droits de l'Homme qui n'est pas suffisamment mise en avant dans de trop nombreux cas de coopération.


Réponse de Yann CHAIGNE, candidat MoDem, soutenu par l’UMP, Parti Radical, Alliance Centriste et Ecologie et Démocratie à Bègles (33) - www.chaigne2011.fr:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Je reste ouvert sur le débat de l'adoption, et grâce à CENTR’ÉGAUX notamment, mon point de vue s'élargit. En toute honnêteté, je reste pour le moment opposé à l'adoption d'enfants par les parents de même sexe. Mais il est évident que le territoire évolue sur la question, suite aux nombreux pays européens qui ont ou qui vont franchir le pas.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

C'est la mission première du Conseil Général que d'aider toutes les familles. Les critères de sexualité ne doivent en rien s'apparenter à un favoritisme ou un rejet d'une décision d'aide, cela semble juste LOGIQUE !

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Bien évidemment ! Une rupture familiale est déjà tellement dure à porter. L'exclusion ne doit pas être double si en plus, les pouvoirs publics ne sont pas là pour conforter les jeunes en situation dans laquelle vous évoquez. Le critère de sexualité, encore une fois, n'est pas recevable pour décider d'un soutien. Ce serait discriminatoire. Et donc injuste.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Les missions d'information avaient été importantes au début des années 1990, je m'en souviens quand j'étais collégien. Et puis le SIDA (ou les MST) est un peu retombé dans l'oubli... Le fléau est loin d'être enrayé : je crois qu'il faut avoir le courage d'établir de réels partenariats d'information et de prévention dans les établissements scolaires, avec le monde associatif, et pourquoi pas même sensibiliser le grand public lors de réunions comme on le fait pour des tracés urbains, des chantiers novateurs etc. La prévention demeure capitale.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Comme il y a des campagnes d'info importantes pour la lutte contre le racisme, je crois qu'il faudrait mutualiser les opérations et les élargir aux différences de sexualité qui existent. Toute forme d'exclusion, de discrimination, doit être combattue.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

C'est une excellente idée ! Je m'en fais le garant si j'étais élu ! Il est grand temps de montrer l'exemple.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Les droits appartiennent à tous les êtres humains, origine et sexualité confondues. Le combat sera long et c'est pour cela qu'il faut le mener dès que possible. Le plus tôt est le mieux. Je pense qu'il faut par exemple aller plus loin sur la question du PACS, qui est encore prononcé dans des tribunaux à ce jour...

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Pour les droits oui bien évidemment. Pour ma part, je reste opposé à l'adoption par les couples LGBT. Si toutefois la loi l'autorisait, je ne camperai pas sur mes positions pour m'y opposer. Je respecterai ce qui aura été mis en place et opérerai l'équité sur le sujet, c'est une évidence.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Complètement ! Je lutte particulièrement contre le sectarisme et le clientélisme dans mon département. Je crois fortement à l'importance de ces associations qui diffusent de l'information sur les LGBT, éteignent les préjugés, et sont surtout tout aussi légitimes que d'autres associations.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT  ?

J'observe beaucoup d'évolution positive en Europe sur le sujet. Au centre, les JDem travaillent en étroite relation avec l'Europe via les YDE, et nous sommes LE parti européen. Si le droit de chacun est respecté au-delà de nos frontières, c'est un pas en avant ! J'encouragerai et soutiendrai ce type d'initiative sans aucun problème.

 

Réponse de Marc BONIFACE, candidat MoDem au Perreux-sur-Marne (94) - www.boniface2011.fr:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Clairement, nous devons penser en priorité à l’intérêt de l’enfant, et quand les conditions idoines sont réunies, pourquoi s’y opposer ? Il y a déjà des cas d’enfants élevés par des personnes de même sexe suite à des recompositions familiales, et ça ne se passe pas moins bien qu’avec des couples hétérosexuels.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Là aussi, il convient de privilégier l’intérêt des enfants, et je ne vois pas de raisons qui puissent justifier une discrimination à ce niveau. Sans doute devons-nous collectivement faire évoluer progressivement notre conception de la famille.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

OUI, car il s’agit là d’un exemple dramatique de discrimination qui peut conduire à désocialiser des jeunes, et comme pour n’importe quelle autre discrimination, la collectivité doit jouer son rôle protecteur à ce niveau. Dans le cas de jeunes en rupture familiale, il importe de les aider à trouver leur place dans notre société pour éviter les dérives possibles s’ils sont laissés pour compte. L’accès au  logement est une question primordiale.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Je crois qu’il ne saurait y avoir de politique de prévention des IST sans une véritable éducation sur la sexualité, ouverte, qui doit permettre un réel dialogue et la possibilité pour les collégiens de poser leurs questions en toute sérénité. Cela doit passer selon moi par une présence régulière tout au long de l’année dans les collèges ; on peut imaginer que les associations agréées puissent intervenir à ce niveau. C’est en tout cas une priorité d’intervenir à cet âge où se forme l’identité sexuelle.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Cette question est chaînée à la précédente ; il convient donc d’être proactifs sur ces questions aux conseils d’administration des établissements.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Oui, ces actions sont nécessaires. Les conséquences d’un relâchement au niveau des actions de prévention sont hélas connues.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Pourquoi pas, car les intolérances et discriminations, qu’elles concernent l’orientation sexuelle ou pas d’ailleurs, doivent être combattues sans relâche, ce qui passe par des actions de sensibilisation. Le « vivre ensemble » passe par la compréhension de l’autre, de sa différence, d’où l’acceptation de ses choix. Ca ne vient pas tout seul, et doit découler d’une démarche volontaire d’éducation collective.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

J’avoue avoir presque du mal à comprendre la question, tant il me semble qu’une gestion équitable des personnels coule de source. En effet, dans la mesure où la composition d’un foyer familial est connue et attestée, il me parait évident que les mêmes droits peuvent être applicables ; qu’un couple soit homosexuel ou hétérosexuel relève de la  vie privée.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Travailler avec le tissu associatif est nécessaire, souhaitable ; c’est même souvent une chance, car les associations sont d’excellents relais d’information, dans les deux sens. Pour ce qui est de l’accès aux subventions, elles doivent correspondre à une contribution, et je ne vois pas pour quel motif les associations LGBT, notamment si elles contribuent aux différentes actions d’information, de prévention et de sensibilisation citées plus haut, que ce soit au niveau des IST ou de la lutte contre l’homophobie, par exemple, seraient écartées ou lésées. Je réponds donc trois fois oui.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT ?

Comme pour l’ensemble des droits fondamentaux des individus : une place essentielle, c’est une question d’éthique.

 

Réponse de Philippe VERBOIS, candidat MoDem à Floirac (33) - www.verbois2011.fr:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

L’adoption, c’est donner des parents à un enfant qui n’en a pas. C'est donc une mesure de protection de l’enfance. Il faut faciliter l'adoption pour les couples homosexuels de façon à créer un lien entre deux personnes et l'enfant en cas d'accident de la vie. Mais ce sujet dépasse largement le cadre du Conseil Général et je suis pour légiférer sur le sujet.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Élu au conseil Général, je défendrai les positions de notre mouvement votées en décembre 2009 à Arras : toute union, légalement reconnue, quelle que soit sa composition, doit être assurée de bénéficier de droits et de devoirs égaux, en particulier le logement et l’ensemble des droits sociaux.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Le Conseil général doit apporter un soutien de première nécessité à tous les jeunes en difficultés. Il faut développer l'implantation d'unités d'accueil sur les zones qui en sont dépourvues. Le Fonds d’Aide aux Jeunes (FAJ) peut intervenir lorsque la prise du logement est liée directement à une formation ou à la prise d’un emploi. Il s'agit d'un dispositif national qu'il faudrait faire évoluer.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Les campagnes d’information et de prévention  doivent être intensifiées dans les collèges.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

La République que nous voulons lutte contre toutes les formes de discriminations. L’Education Nationale doit contribuer à apprendre le respect de l’autre et de ses différences. La lutte contre l'homophobie doit faire l'objet d'actions dans les collèges du canton.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Les campagnes de prévention et de dépistage du sida et des IST en général sont indispensables.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Oui.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Suivant les droits, une modification de la législation risque de s'avérer indispensable.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Les subventions du Conseil Général sont attribuées aux associations d’intérêt général. Le Département doit travailler avec les associations LGBT  en particulier pour mener des  actions de lutte contre les discriminations dans les collèges.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT ?

Les accords de coopération doivent être l'occasion de réaffirmer  le respect des droits humains fondamentaux dans un  contexte de mondialisation qui modifie le fonctionnement de nos sociétés.

 

Réponse d’Olivier CHARLES, candidat MoDem sur le canton de Toulouse 1 (31) - www.charles-cantonales2011.fr:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

La sexualité des personnes souhaitant adopter un enfant ne doit pas influer sur la décision d'agrément du Conseil général.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Oui, je suis pour que la politique de soutien et d'aide aux familles concerne toutes les familles.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Tout jeune en situation de rupture doit pouvoir bénéficier d'aide (sans critère de cause). Il faut notamment que le Conseil général aide les associations du type de Refuge qui cherche à ouvrir une structure sur Toulouse et ne pas oublier la prévention en soutenant les associations comme Contact.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Il est important de rendre le plus simple possible les démarches de dépistage volontaire et de préserver l’anonymat. L'information et sa diffusion en des lieux multiples sont à améliorer. Cette question concerne tout le monde. Il faut permettre à des associations œuvrant pour la prévention d'organiser des réunions au sein des collèges et des lycées et y associer le jeune public.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Pour lutter contre les discriminations, il faut en favoriser la prévention. En tant que conseiller général, j'inviterai les associations à informer les jeunes dans les collèges. Je veillerai à ce que les documents élaborés à l'attention des jeunes publics soient à leur disposition. Tout acte d’homophobie, de lesbophobie et de transphobie ne doit pas être ignoré et doit faire l'objet de sanction en fonction de la situation.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Il est important de rendre le plus simple possible et accessible l'information concernant les IST et les démarches pour les dépistages. Responsable du personnel du Conseil général et très impliqué dans son rôle de prévention, je veillerai à ce que ces actions soient conduites.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Je suis prêt à défendre et à mettre en place une telle campagne d'information au niveau du département. Ce type de campagne devrait être également porté au niveau national.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Oui, je m'engage à garantir ces droits.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Je travaillerai avec les associations LGBT et soutiendrai leur égal accès aux subventions et aux services du département.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT ?

Cette question mérite réflexion. Au niveau européen des actions transversales sont mises en place. Le droit des personnes fait partie des priorités à tenir dans toute action décentralisée ou transfrontalière, je ne fais pas un cas à part des personnes LGBT, ce qui veut dire que la prise en compte de leurs droits doit être assurée.

 

Réponse de Laurence DESPAUX, candidate MoDem sur le canton de Pau Nord (64) - www.laurencedespaux.fr:

 

Merci à CENTR’ÉGAUX de nous interpeller. Et toutes mes excuses de vous répondre si tard, à quelques jours seulement du scrutin.

J’ai volontairement simplifié le questionnaire. J’espère que cela vous donnera néanmoins mes positions en tant que candidate, et dans le cadre du mandat de Conseiller général.

Bien entendu, aucune discrimination ne doit être acceptée au regard de l’orientation sexuelle des personnes dans le cadre des accès aux aides aux familles.

Sur la question de l’homoparentalité, je suis sincèrement partagée. D’un côté, il y a une réalité : celle des couples homosexuels qui, en adoptant des enfants en tant que célibataires, vivent déjà ce statut de famille homoparentale, mais sans que l’un des deux parents ne soit reconnu comme tel. Ce qui est injuste.

De l’autre, il y a pour moi des questions qui se posent quant à la place de l’enfant dans une structure familiale composée de parents de même sexe. Je soulève cette question honnêtement, avec franchise, en tant que mère aussi. Je ne sais pas y répondre seule. Je compte sur un débat de qualité au niveau national qui puisse associer de nombreuses sensibilités (parents, enfants, philosophes, médecins, législateurs…) pour éclairer cette réflexion. Je serais également très heureuse de pouvoir échanger avec les représentants de CENTR’ÉGAUX sur ce sujet crucial.

Je suis particulièrement engagée pour soutenir les jeunes en rupture familiale, quelle que soit la raison, et notamment si celle-ci est liée à la révélation de l’homosexualité. Je propose dans mon programme de nombreuses aides pour le financement du permis de conduire, de l’accès au logement, à la santé… Pour que chacun ait droit à l’autonomie.

Enfin, je m’engage pour que soient renforcées dans les collèges toutes les actions pédagogiques d’éducation sexuelle : que cela concerne l’information sur le SIDA et les MST, la contraception, mais aussi l’accompagnement psychologique. Cette période de l’adolescence est une période de fragilité qu’il faut mieux prendre en compte, également dans le domaine de la prévention aux addictions.

Il est bien sûr particulièrement indispensable d’aider les jeunes pour qui la révélation de leur homosexualité peut être une source de souffrance et d’exclusion. A ce titre, le travail et l’échanges avec les associations est bien sûr indispensable de mon point de vue.


Réponse de Josy POUEYTO, candidate MoDem Forces 64 sur le canton de Pau Centre (64), conseillère générale sortante - www.josypoueyto2011.fr:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Pourquoi y a t il une différence? Pour moi pas, donc oui, agrément pour les personnes seules ou de même sexe. Dès qu'il y a de l'amour quelque part, un enfant le ressent et se sent bien.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Oui.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Notre programme comporte un « plan avenir jeunes » avec des aides spécifiques. Notamment une aide au logement, par l’octroi d’un « chèque-caution », ou encore par l’appui aux foyers de jeunes travailleurs. Il va sans dire que ces mesures s’adressent à tous les jeunes en difficulté, quelles qu’en soient les causes, sans discrimination, ni « négative », ni « positive ». Le Conseil général doit aider les jeunes, et particulièrement les plus fragiles, ceux qui sont en rupture familiale. Nous utiliserons à cette fin tous les moyens existants et ceux que nous développons dans notre programme.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Nous avons pleine conscience que, par sa présence forte dans les collèges et les clubs sportifs, le Conseil général bénéficie de moyens privilégiés pour intervenir dans la prévention. Nous avons développé un « Plan Santé 64 » et un « Plan Cancer 64 », dont l’un des axes est justement la prévention dans les collèges et les clubs sportifs : information et sensibilisation sur les IST, dont le SIDA, campagne de vaccination des jeunes filles contre le papillomavirus…

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Là encore, le Conseil général bénéficie d’un accès privilégié aux jeunes, dans la tranche d’âge de découverte de la sexualité et des différences. Nous accompagnons les démarches d’information et de sensibilisation de ce public pour l’éduquer au respect d’autrui dans ses différences, pour lutter contre le racisme et l’homophobie.

Les Conseiller généraux doivent être les promoteurs de ces campagnes d’information et de sensibilisation. Ils doivent, au sein des Conseils d’administration, être les remparts contre toute tentation discriminatoire des équipes d’encadrement et pédagogiques, en décidant, si de telles comportements se présentaient, de toutes les mesures, sanctions, appropriées.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Cela va sans dire ! Vous l’aurez bien compris vu le sens général des réponses aux questions précédentes.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

De la même manière que les actions que nous menons dans les collèges ; nous voulons être fer de lance partout où nous avons une prise directe avec les populations.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Bien entendu, dans la mesure où nous reconnaissons des droits équivalents en termes d'adoption, de famille.... Il faut être cohérent!

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Absolument, au regard des mêmes critères que pour les autres associations.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT ?

N/C.

 

Réponse de Monique SEMAVOINE, candidate MoDem Forces 64 sur le canton de Pau Ouest (64),  Maire de Mazères-Lezons et Vice-Présidente de la Communauté d'Agglomération de Pau-Pyrénées - www.moniquesemavoine.com :

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Oui. La question ne se pose par sur l'orientation personnelle des gens mais sur le fait que les personnes soient aimantes et qu'elles soient de bons parents.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Cela va de soi, une famille est une famille.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Il n'existe à ma connaissance que très peu de départements ayant créée de réelles structures d'accueil. Le risque est de stigmatiser une population. Pour autant l'initiative du Refuge dans l'Hérault me semble très intéressante. Et je pense qu'il serait bien qu'une telle structure existe chez nous.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Le Conseil général mène déjà des actions dans ce domaine en finançant notamment les Centres de dépistage anonymes. C'est une bonne chose. Mais la prévention est extraordinairement nécessaire. Et le relâchement de la toute jeune génération est inquiétant. Dès lors, tout doit être entrepris pour “expliquer” à tous les jeunes et sous toutes les formes, sans préjugés et sans juger.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

La question de l'intimité doit être traitée avec beaucoup de respect, de tact et de prudence. Les communautés éducatives doivent être au cœur de cette réflexion. Les élus du Conseil général même s'ils le souhaitaient ne pourraient intervenir sur le contenu ni la pédagogie. Pour autant ils peuvent suggérer ou demander que ces questions soient prises en compte.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Toute campagne de prévention est utile... Mais j’avoue que je n’y avais pas pensé avant votre question, il faut dire que je ne suis pas encore élue... ;-)

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Ma réponse sera la même que pour la question 6.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Il n'y aura jamais de discrimination de ma part, et je défendrai ces garanties.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Le Conseil général sous l'impulsion de Jean Jacques LASSERRE a beaucoup fait en liaison avec les associations de lutte contre le SIDA notamment ou celles pour accompagner les personnes malades. Nous sommes donc tout à fait ouverts pour travailler et aider les associations qui favoriseront l'épanouissement de tout individu, et bien entendu les associations LGBT.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT ?

N/C.

 

Réponse d'Alain GOZE, candidat La nouvelle Force pour Châlons - Europe Écologie Les Verts - Personnalités Civiles Socialistes sur le canton de Châlons Saint-Memmie (canton IV - 51) - alaingoze.hautetfort.com :

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Oui.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Oui.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Dans notre programme nous prévoyons une augmentation des moyens du Fonds d'Aide aux Jeunes à la fois pour l'habitat mais plus globalement pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Le Conseil général associé avec d’autres partenaires publics et privés a pour obligation d'animer d'une manière permanente une action de prévention globale en matière de santé dans les établissements dont tout ce qui touche au dépistage du Sida et des IST. 

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Avant d'évoquer l'action des collèges nous proposons dans notre programme d'action avec ma suppléante de mettre en place au sein de l'administration départementale une mission de lutte contre toutes les formes de discriminations. Cette mission aura donc comme objectif notamment de travailler et d'agir dans les établissements publics et privés des collèges.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

L'information en terme de prévention doit sur ces sujets s'inscrive dans le cadre d'une politique globale de communication impulsée par le Département et de ce fait ne concerne pas uniquement les collèges et les personnels de l'administration mais egalement tous les citoyens du Département.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Cette démarche relève pour nous du travail à mener par la mission de lutte contre les discriminations que nous avons évoqué dans une réponse précédente.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Il ne doit pas y avoir de droits particuliers pour certains et pas pour d'autres. Ce sujet relèvera d'un contrôle permanent de la mission de lutte contre les discriminations.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Les mêmes relations contractuelles qu'avec les autres associations de plus notre programme prévoit la création d'un fonds départemental à la Vie Associative pour la formation des bénévoles et l'aide à l'emploi au sein des associations.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT ?

Une place identique pour tous, rien ne justifie dans une approche humaniste du vivre ensemble en société de faire des différences en terme de droit sur ce sujet.

 

Réponse de Christophe BERTHIER, candidat L’Union des Centristes soutenu par le MoDem, l'Alliance Centriste et Ecologie et Démocratie, sur le canton de Dijon 4 (21) - www.christopheberthierdijon4.fr:

 

1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Je souhaite que la loi s’applique de la même manière pour toutes et tous. Aujourd’hui des célibataires de plus de 28 ans ont le droit de demander l’agrément d’adoption ; j’entends à ce que l’orientation sexuelle ne joue effectivement aucun rôle dans la décision d’agrément ou de refus et que l’instruction porte bien sur les capacités éducatives de la personne qui veut adopter.

Concernant l’adoption par un couple de même sexe, j’y suis favorable et milite pour que la loi puisse le permettre, ce qui n’est aujourd’hui pas le cas.

L’orientation sexuelle n’est pas en soi une qualité éducative ; il n’y a pas d’un côté les bons parents hétérosexuels et de l’autre côté les futurs mauvais parents homosexuels. Sinon l’aide sociale à l’enfance des Conseils généraux n’aurait plus de travail.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Oui, j’entends à ce que la politique familiale du département touche tous les foyers qui élèvent des enfants et qui ont besoin de la solidarité de la collectivité. L’intérêt supérieur de l’enfant prévaut.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Les services de protection de l’enfance (et de l’adolescence) ont un rôle de premier ordre à jouer. Les assistantes sociales, tout comme les éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse, savent bien que la première des solutions est de rechercher une personne de l’entourage familial (oncle & tante, cousin-e, grand frère ou grande sœur autonome, etc.) pour héberger le jeune. En effet conserver un lien avec des personnes de la famille est rassurant et évite de surajouter de l’angoisse et de l’incertitude à la situation de rupture, temporaire espérons-le, avec les parents.

En terme d’actions, il sera possible de proposer des modules de formation continue pour que tous les agents aient conscience des problématiques de « coming out » des adolescents vis-à-vis de leurs parents et que des réponses concertées, notamment avec la PJJ, puissent être définies avant que des jeunes ne viennent demander dans l’urgence un hébergement.

Je promeus également le travail de collaboration avec les associations et ces jeunes homosexuels doivent pouvoir être relayés en toute confiance vers des associations LGBT qui ont des activités d’écoute par exemple.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Je rappellerai en préambule que les infirmières scolaires dépendent hiérarchiquement de l’Education Nationale et pas des Conseils Généraux.

Nous regrettons tous que les collèges ne soient pas tous dotés d’une infirmière scolaire à temps plein.

La sexualité est une expérience individuelle, qui s’apprend tout au long de la vie et qui est source de plaisirs. Au-delà de la question des IST et du VIH, il me semble nécessaire de promouvoir l’éducation aux sexualités auprès des jeunes en abordant les thématiques du respect de l’autre, de son corps, de ses plaisirs, de ses volontés, incluant de ce fait les problématiques de contraception et d’IST dans un ensemble de messages plus larges.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Tout comme nombre de collèges organisent des actions dans le cadre de la semaine de lutte contre le racisme (en mars de chaque année), j’inviterai les collèges à investir la journée mondiale de lutte contre l’homophobie. Certains établissements profitent déjà de cette journée pour inviter des associations LGBT à intervenir sur l’homophobie et pour organiser des projections débats.

Les actes d’homophobie doivent être réprimés de la même manière que les actes de sexisme ou de racisme.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Pourquoi pas. On constate encore trop d’ignorance sur les modes de contamination, les voies de dépistage et les traitements. Peu de personnes savent concrètement ce que c’est que de vivre avec le virus du VIH aujourd’hui en France. Tout comme on dramatise trop le fait d’avoir été contaminé par une IST alors qu’elles sont toutes guérissables (sauf le VIH).

Ces formations de personnels professionnels peuvent se faire avec l’appui des associations qui travaillent sur le sujet et avec l’appui des COREVIH (comités de coordination régionale de lutte contre l’infection du virus du VIH).

Pour ma part, je siège déjà au COREVIH de Bourgogne en ma qualité de conseiller municipal de Dijon.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Même réponse affirmative que la précédente. Les personnels des collèges sont en contact quotidien avec des jeunes, dont certains sont LGBT. Il est nécessaire que ces personnels soient formés pour connaître les problématiques et savoir résoudre des situations de souffrance dans lesquelles des jeunes pourraient être impliqués.

Là encore les associations spécialisées, de type LGBT, doivent être des partenaires du Conseil Général.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Oui et j’entends à ce que le Conseil général signe la Charte de la diversité et soit une collectivité exemplaire en matière de diversité et de traitement égalitaire.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

J’ai déjà répondu à cette question par mes réponses précédentes. Elles sont des partenaires naturels dès que l’on aborde les questions d’orientation sexuelle, d’identité de genre, voire même de prévention contre le VIH et les IST.

A partir du moment où le Conseil général sollicitera des associations LGBT dans le cadre de réalisations, notamment auprès des jeunes, il sera normal que le Conseil général participe au financement du fonctionnement de ces associations, en lien avec les autres collectivités et les fonds propres des associations.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT ?

On pourra étudier la possibilité de prévoir, dans les accords de coopération décentralisée, des clauses comprenant la défense des droits de toutes les minorités et de promotion de la diversité.


Réponse de Deny JEAN, candidat Gauche Moderne/MoDem sur le canton de Nîmes 5 (30) - deny-jean.blogs.midilibre.com:

 

Président d’une association LGBTI, ce sujet est pour moi très important et fait partie de mon projet cantonal de lutter contre toute forme de précarité et de discrimination.

 

1/ Reconnaître pleinement les couples homosexuels et les familles homoparentales

Je souhaite que la loi s’applique de la même manière pour toutes et tous. Aujourd’hui des célibataires de plus de 28 ans ont le droit de demander l’agrément d’adoption ; j’entends à ce que l’orientation sexuelle ne joue effectivement aucun rôle dans la décision d’agrément ou de refus et que l’instruction porte bien sur les capacités éducatives de la personne qui veut adopter.

Concernant l’adoption par un couple de même sexe, j’y suis favorable et milite pour que la loi puisse le permettre, ce qui n’est, aujourd’hui, pas le cas.

L’orientation sexuelle n’est pas en soi une qualité éducative ; il n’y a pas d’un côté les bons parents hétérosexuels et de l’autre côté les futurs mauvais parents homosexuels. Sinon l’aide sociale à l’enfance des Conseils généraux n’aurait plus de travail.

Enfin j’entends à ce que la politique familiale du département touche tous les foyers qui élèvent des enfants et qui ont besoin de la solidarité de la collectivité. L’intérêt supérieur de l’enfant prévaut.

2/ Se battre contre toutes les discriminations

a. vis-à-vis des personnels du Conseil général

J’entends à ce que le Conseil général signe la Charte de la diversité et soit une collectivité exemplaire en matière de diversité et de traitement égalitaire de ses personnels. Je suis favorable à ce que les couples pacsés aient les mêmes droits et avantages que les couples mariés.

Les personnels séropositifs, tout comme les personnels souffrant de pathologies chroniques, doivent pouvoir prendre leurs traitements et s’absenter pour leur suivi hospitalier sans craindre de représailles. L’organisation des services et du travail devra prendre en compte ces réalités.

Le cas échéant les personnels trans devront pouvoir compter sur le soutien de l’institution qui les emploie, tant dans le changement de dénomination de la personne concernée, même avant le changement légal d’identité, et sur un accompagnement qui facilite à la fois l’absence requise par la chirurgie et le retour au poste de travail.

b. vis-à-vis du public

Tout comme nombre de collèges organisent des actions dans le cadre de la semaine de lutte contre le racisme (en mars de chaque année), j’inviterai les collèges à investir la journée mondiale de lutte contre l’homophobie. Certains établissements profitent déjà de cette journée pour inviter des associations LGBT à intervenir sur l’homophobie et pour organiser des projections débats.

Les actes d’homophobie doivent être réprimés de la même manière que les actes de sexisme ou de racisme.

Les personnels des collèges sont en contact quotidien avec des jeunes, dont certains sont LGBT. Il est nécessaire que ces personnels soient formés pour connaître les problématiques et savoir résoudre des situations de souffrance dans lesquelles des jeunes pourraient être impliqués.

Là encore les associations spécialisées, de type LGBT, doivent être des partenaires du Conseil Général.

3/ Travailler avec les associations LGBT

J’ai déjà répondu à cette question par la réponse précédente. Elles sont des partenaires naturels dès que l’on aborde les questions d’orientation sexuelle, d’identité de genre, voire même de prévention contre le VIH et les IST.

A partir du moment où le Conseil général sollicitera des associations LGBT dans le cadre de réalisations, notamment auprès des jeunes, il sera normal que le Conseil général participe au financement du fonctionnement de ces associations, en lien avec les autres collectivités et les fonds propres des associations.

4/ Lutter contre le sida

Concernant les personnels dont les Conseils généraux ont la charge, on peut envisager de mettre en place des formations. En effet, on constate encore trop d’ignorance sur les modes de contamination, les voies de dépistage et les traitements. Peu de personnes savent concrètement ce que c’est que de vivre avec le virus du VIH aujourd’hui en France.

Ces formations de personnels professionnels peuvent se faire avec l’appui des associations qui travaillent sur le sujet et avec l’appui des COREVIH (comités de coordination régionale de lutte contre l’infection du virus du VIH).

Les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) relèvent directement de la compétence des Conseils généraux et sont amenées à recevoir des personnes dont le handicap découle parfois de la séropositivité au VIH.

Les services doivent faire leur possible pour réduire les délais d’instruction et de versement des prestations car les personnes sont souvent dans des situations d’urgence sociale ou de précarité.

L’analyse des besoins en matière de places en appartement thérapeutique doit se faire conjointement avec les structures qui gèrent déjà des places. Si besoin de places supplémentaires il y a, le Conseil général pourra porter la création d’appartements thérapeutiques, en partenariat avec les autres collectivités notamment.

Concernant le public des jeunes en collège notamment, je rappellerai que les infirmières scolaires dépendent hiérarchiquement de l’Education Nationale et pas des Conseils Généraux.

Nous regrettons tous que les collèges ne soient pas tous dotés d’une infirmière scolaire à temps plein.

La sexualité est une expérience individuelle, qui s’apprend tout au long de la vie et qui est source de plaisirs. Au-delà de la question des IST et du VIH, il me semble nécessaire de promouvoir l’éducation aux sexualités auprès des jeunes en abordant les thématiques du respect de l’autre, de son corps, de ses plaisirs, de ses volontés, incluant de ce fait les problématiques de contraception et d’IST dans un ensemble de messages plus larges.

5/ Action internationale

On pourra étudier la possibilité de prévoir, dans les accords de coopération décentralisée, des clauses comprenant la défense des droits de toutes les minorités et de promotion de la diversité.


 

Réponse de Matthias BÖTSCH, candidat Parti Radical de Gauche et MoDem, sur le canton de Rueil (92) - www.rueilavenir.fr:


1) Acceptez-vous que les services du Conseil Général donnent leur agrément à une personne célibataire homosexuelle et/ou à un couple de personnes du même sexe désireux d’adopter un enfant ?

Les Jeunes Radicaux de Gauche sont depuis des années, au sein de l'Internationale des Jeunesses Libérales & Radicales, profondément engagés dans la défense des droits de l'homme et l'avancée de toutes les libertés, dont les droits LGBT. Le Parti Radical de Gauche, dans son Projet Radical publié en 2010, s'affirme clairement "pour des citoyens égaux et libres de leur choix personnels" et propose le droit au mariage et à l'adoption pour les personnes de même sexe.

Par conséquent, nous souhaitons bien sûr que les services du conseil général des Hauts-de-Seine étudient comme les autres les dossiers présentés par les célibataires homosexuels et les couples du même sexe.

2) Pensez-vous que la politique départementale de soutien et d’aide aux familles doit concerner toutes les familles, quels que soient le statut conjugal et l’orientation sexuelle des parents ?

Oui, le PRG veut assurer à tous, sans discriminations, un accompagnement sociétal tout au long de la vie.

3) Quelles actions en matière de logement envisagez-vous de mener en direction des jeunes en situation de rupture familiale après avoir fait connaître à leurs proches leur homosexualité ? Plus largement, utiliserez-vous pour leur venir en aide les moyens offerts par le FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes) ?

Ce rejet par les proches envers les jeunes révélant leur homosexualité fait pour nous partie des maltraitances intrafamiliales, a minima comme maltraitance morale et parfois comme maltraitance physique. Nous souhaitons que le Conseil Général développe les structures d'accueil pour les personnes victimes de maltraitance et leur assure un minimum vital par le biais de tout fonds et dispositif social existant.

4) Quelles actions de prévention et de dépistage du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) envisagez-vous de mener, en particulier à destination des collégiens, des lycéens et du public jeune ?

Dans un contexte où la trithérapie fait oublier le risque mortel du SIDA, il est impératif et urgent de renforcer les actions de prévention et de dépistage du SIDA et des IST auprès du public jeune. L'accent doit être mis sur cette thématique lors des forums de prévention sanitaire "Giga la vie" conduits auprès des collégiens par l'Institut des Hauts-de-Seine.

5) Quelles actions pensez-vous que les collèges doivent mener en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Quelle position les représentants du Conseil Général doivent-ils prendre, lorsqu’ils siègent au conseil d’administration des établissements ?

Il est primordial de sensibiliser le public jeune aux discriminations qu'elles soient liées à l'orientation sexuelle, à l'identité de genre, à la religion ou aux origines. Nous pensons que cette sensibilisation, pour être efficace, doit être menée dès le plus jeune âge et le début de la scolarisation. Le Conseil Général ayant la charge des collèges il doit y favoriser cette sensibilisation par le biais d'interventions d'associations, de spécialistes mais aussi en finançant l'acquisition de romans, films destinés au public adolescent et traitants de la question du genre. Les élus siégeant en conseil d'administration doivent naturellement être vigilants sur ces sujets.

6) Envisagez-vous de mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes de prévention et de dépistage du sida en particulier et des IST en général ?

Ces campagnes doivent aussi être menées auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge ; c'est son rôle d'employeur d'informer et protéger ses agents contre tout risque sanitaire.

7) Êtes-vous prêt(e) à mener, auprès des personnels dont le Conseil Général a la charge, des campagnes d’information sur les droits des personnes LGBT et de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie ?

Oui, avant tout pour le personnel en contact avec les usagers alto-séquanais afin de garantir un égal accès au service public, mais il convient aussi de lutter contre les discriminations entre membres du personnel de la collectivité.

8) Vous engagez vous à garantir aux personnels LGBT du conseil général et à leurs ayant droit des droits équivalents en matière de congé parental, d'autorisations d'absence et d'aides sociales et/ou familiales ?

Oui, l'égalité des droits doit s'appliquer à tous, sans discrimination. Nous ajoutons aux droits cités dans votre question des droits équivalents en matière d'avancement et de mobilité professionnelle.

9) Quelles relations envisagez-vous d’entretenir avec les associations LGBT ? Souhaitez-vous travailler avec elles ? Êtes-vous prêt(e) à leur garantir un égal accès aux subventions et aux services proposés par le département ?

Nous souhaitons travailler avec les associations LGBT, et favoriser leur implantation qui ne doit plus se limiter au département voisin de Paris. Leur rôle est primordial dans les campagnes de lutte contre les discriminations évoquées plus haut, et pour atteindre la mixité sociale et sociétale que nous visons.

10) Dans le cadre d’éventuels accords de coopération décentralisée et/ou de partenariat avec des collectivités étrangères, quelle place accordez-vous à la lutte pour les droits des personnes LGBT ?

Dans la logique de nos engagements internationaux évoqués en 1) nous serons naturellement vigilants au respect des droits de l'homme et encouragerons le progrès des droits LGBT.

 



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Agenda de CENTR'EGAUX
24/06/17: 40eme Marche des Fiertés LGBT - Paris

12/04/17: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

25/03/17: 18eme Printemps des Assoces LGBT - Paris à partir de 14:00 (Espace des Blancs Manteaux, IVeme)

24/11/16: Dîner à 20.30 (Paris 6ème): lieu précis après confirmation de votre inscription (evenements(@)centregaux.org)

20/10/16: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

23-25/09/16: Université de rentrée du MoDem - Guidel (Bretagne)

02/07/16: Marche des Fiertés LGBT - Paris

02/04/16: 17eme Printemps des Assoces LGBT - Paris à partir de 14:00 (Espace des Blancs Manteaux, IVeme)

28/01/16: Dîner à 20.30 au Restaurant "Le Gai Moulin" (10 rue Saint-Merri, 75004 Paris)

17/12/15: Dîner à 20.30 au Restaurant "Le Gai Moulin" (10 rue Saint-Merri, 75004 Paris)

19/11/15: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

25-27/09/15: Université de rentrée du MoDem - Guidel (Bretagne)

19/09/15: Université de rentrée de l'UDI Île de France - Issy les Moulineaux

27/06/15: Marche des Fiertés LGBT - Paris

11/04/15: 16eme Printemps des Assoces LGBT - Paris à partir de 14:00 (Espace des Blancs Manteaux, IVeme)

18/12/14: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

25/09/14: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

19-21/09/14: Université de rentrée du MoDem - Guidel (Bretagne)

28/06/14: Marche des Fiertés LGBT - Paris

19/06/14: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

22/05/14: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

29/03/14: 15eme Printemps des Assoces LGBT - Paris à partir de 14:00 (Espace des Blancs Manteaux, IVeme)

20/03/14: Dîner à 20.30 au Café des Chats (16 rue Michel Le Comte, 75003 Paris)

20/02/14: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

25/01/14 à 14.00: Assemblée Générale

19/12/13: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

21/11/13: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

17/10/13: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

28-29/09/13: Université de rentrée du MoDem - Guidel (Bretagne)

19/09/13: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

14-15/09/13: Université de rentrée de l'UDI - Futuroscope de Poitiers

18/07/13: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

29/06/13: Marche des Fiertés LGBT - Paris

20/06/13: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

16/05/13: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

18/04/13: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

21/03/13: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

21/02/13: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

26/01/13 à 14.00: Assemblée Générale (au Restaurant "La Table des Anges", 66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

17/01/13: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

13/12/12: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

22/11/12: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

18/10/12: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)

27/09/12: Dîner à 20.30 au Restaurant "La Table des Anges" (66 rue des Martyrs, 75009 Paris)
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